"Toujours cette voix qui murmure, qui susurre à l'oreille l'interdit, l'inviolable, l'impossible impensable. Allez, va, prends ton sac, sauve-toi. Tu prends un sac, une scie, une massue. Discrètement au coin d'une rue. C'est ton travail, allez. Il l'a cherché. Mince alors, tu n'es pas coupable, tu es victime. Défends-toi, idiot ! Allons, allons. Finis les pleurnicheries, tu es un ogre. Tiens toi droit, découpe, vite ! Essuie ! Fuis ! C'est la nuit, personne te voit. Allez, traîne ton sac .La Moselle est pas loin, sale bossus. Je m'en fiche, je veux pas savoir. C'était à faire, il le fallait. Incapable va, si tu étais moins sensible, moins fragile aussi. Il faut assumer. Va jusqu'au bout. Ravale ton dégoût, ta peine et tes soupirs. Il faut en finir, une bonne fois pour toute. Avant de passer à la fois prochaine."